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Environnement : 600 Oryx Algazelle de retour dans la nature tchadienne, l’espèce est désormais reclassée dans la catégorie “en danger “ au lieu de “éteint à l’état sauvage”

Environnement : 600 Oryx Algazelle de retour dans la nature tchadienne, l’espèce est désormais reclassée dans la catégorie “en danger “ au lieu de “éteint à l’état sauvage”

L’Agence pour l’Environnement d’Abu Dhabi (EAD) a annoncé dans un communiqué, ce 11 décembre 2023, que neuf ans après le début du projet de réintroduction de l’oryx algazelle, autrefois « Éteint à l’état sauvage », est désormais de retour dans la nature au Tchad. Une population de 600 oryx algazelle prospère actuellement à l’état sauvage, grâce à un effort novateur mené par les gouvernements d’Abu Dhabi et celui du Tchad, en partenariat avec des organisations internationales de premier plan. 

L’agence a indiqué que son programme de réintroduction de l’oryx algazelle au Tchad a permis d’améliorer le statut de conservation de l’espèce. L’oryx algazelle désormais de retour dans la nature tchadienne a été reclassé dans la catégorie « En danger » de la Liste rouge de l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) des espèces menacées, après avoir été classé « Éteint à l’état sauvage ». 

Selon ce document, Cette réévaluation témoigne de l’impact positif du projet de réintroduction le plus ambitieux au monde qui a été créé sous la direction de Son Altesse Sheikh Hamdan bin Zayed Al Nahyan, président du conseil d’administration d’EAD et inspiré par l’héritage de feu Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, le fondateur des Émirats Arabes Unis. 

Le projet de réintroduction de l’oryx algazelle au Tchad initié en 2014, a pour objectif de rétablir une population saine et autonome dans son habitat naturel historique au sein de la réserve de faune de Ouadi Rimé – Ouadi Achim au Tchad. Depuis 2016, EAD a transféré avec succès 285 oryx algazelle dans la nature au Tchad avec une population avoisinant à ce jour 600 espèces dépassant l’objectif initial de 500. 

Le communiqué souligne qu’avant leur réintroduction, il ne restait plus aucun oryx sauvage dans la nature. Cette augmentation du nombre d’oryx et la gestion globale de l’espèce dans la réserve ont permis à celle-ci d’être réévaluée à un statut moins menacé sur la liste rouge de l’UICN. 

Cependant, selon le communiqué, bien que le statut de l’espèce se soit amélioré, certaines menaces subsistent et des efforts de conservation importants sont encore nécessaires pour assurer la survie à long terme de l’oryx à l’état sauvage. L’oryx algazelle est une espèce phare pour tout l’écosystème de la zone. 

Ce document précise que la restauration et la protection de son environnement ont d’immenses retombées positives pour d’autres espèces, comme les autres gazelles, les carnivores, les outardes et les vautours. 

EAD a créé un centre d’élevage en captivité de pointe pour la conservation des espèces menacées au sein de sa structure de conservation de la faune et de la flore sauvages de Deleika à Abu Dhabi. Au fil des ans, en collaboration avec ses partenaires, EAD a sélectionné et conservé un « troupeau mondial » d’oryx algazelle, génétiquement diversifié, qui est au cœur des lâchers successifs au Tchad.

Dr. Shaikha Salem Al Dhaheri, secrétaire générale d’EAD, a déclaré à cette occasion : « Nous sommes extrêmement honorés et fiers d’annoncer qu’après des années de travail sans relâche, nous avons réussi à faire évoluer le statut de l’oryx algazelle de « Éteint à l’état sauvage » à « En danger » selon la liste rouge de l’UICN. Nous n’aurions pas pu atteindre cet objectif remarquable sans le soutien et l’engagement de nos dirigeants, qui s’inspirent de feu le cheikh Zayed ».

Le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable du Tchad, Mahamat Abdelkerim Hanno a souligné que « c’est un moment historique pour l’oryx algazelle, pour la Réserve de faune de Ouadi Rimé – Ouadi Achim, mais aussi pour le Tchad. Après plus de trois décennies d’absence, le retour de l’oryx au Tchad témoigne de l’engagement du Gouvernement, mais aussi du peuple tchadien en faveur de la conservation de la biodiversité. C’est notre responsabilité, avec les communautés locales, d’assurer la protection des espèces, mais aussi de leur habitat afin de redonner sa place à la faune. La protection de l’environnement et de la faune doit être une préoccupation et une priorité pour nous tous et non seulement d’un groupe de personnes ».

 Tim Woodfine, Directeur Général de Sahara Conservation a déclaré : « En cette période critique pour notre planète, la réévaluation du statut de l’oryx algazelle témoigne de la collaboration et des aspirations de toutes les parties prenantes à restaurer la nature à grande échelle. Le reclassement de l’oryx marque une étape importante dans l’un des programmes de conservation les plus ambitieux jamais entrepris et contribue à placer le Sahara et le Sahel de manière plus définitive sur la carte mondiale de la conservation ».

Ministère de l’environnement du Tchad…

Mahamat Abakar Ahmat

mhtseidam@onama.td

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